Avocat CNAPS – Recours contre un refus ou retrait de carte professionnelle

Le CNAPS retire votre carte professionnelle ou refuse de vous la délivrer ou de la renouveler. Que faire ?

Obtenir un devis gratuit


Le CNAPS c’est quoi ?

Pour l’exercice de l’activité de sécurité privée, vous devez obligatoirement passer par le Conseil National des Activités Privées de Sécurité, plus communément appelé CNAPS. Il s’agit de l’organe qui délivre les autorisations préalables de formation, les agréments et les cartes professionnelles pour les agents de sécurité privée.

Pourquoi le CNAPS refuse de délivrer ma carte professionnelle ?

Si vous avez des antécédents judiciaires, une mention dans votre TAJ et/ou un casier judiciaire, il est probable que le CNAPS vous refuse ou retire l’agrément ou la carte professionnelle. Souvent, de telles décisions ne sont pas justifiées.

Tel est le cas lorsque par exemple, vous aviez été mis en cause à tort dans une procédure pénale, suite à une plainte abusive ou un signalement erroné et que l’affaire a été classée sans suite. Il peut également s’agir de faits qui relèvent de votre lointain passé ou d’erreurs de jeunesse ou de parcours.

Comprendre le motif du refus CNAPS est la première étape pour construire un recours solide. De cette façon, je vous aide à analyser et interpréter cette décision pour envisager la meilleure stratégie de contestation.

Dans la majorité des cas, ces refus interviennent sur la base d’une enquête administrative et de moralité dans le cadre de laquelle le CNAPS consulte le B2 du casier judiciaire, ainsi que le TAJ.

Devant quel tribunal se fait la procédure de contestation ?

Le Tribunal administratif compétent pour traiter de votre litige avec le CNAPS est généralement celui de votre lieu de résidence ou du lieu où vous exercez votre activité. Bien que mon cabinet soit basé à Strasbourg, je peux vous représenter devant n’importe quel Tribunal administratif partout en France.

La procédure étant essentiellement écrite, nous pouvons échanger par téléphone, visioconférence ou par courrier électronique pour chaque étape de votre dossier, garantissant ainsi un accompagnement réactif et adapté à vos besoins, quel que soit votre lieu de résidence.

Quels sont les délais pour agir en justice suite à un refus du CNAPS ?

Même si le délai de recours est de deux mois, ne tardez pas à me confier la défense de vos intérêts, surtout si vous êtes en exercice.

En cas de licenciement il pourrait être trop tard pour demander la suspension de la décision et obtenir une autorisation provisoire, car le juge des référés pourrait considérer que votre demande n’est plus urgente si la rupture du contrat de travail est déjà intervenue suite au refus de renouvellement de votre carte professionnelle par le CNAPS.

Comment ça se passe pour le paiement des honoraires ?

Une fois que vous aurez pris contact avec moi, je vous fournirai un devis personnalisé ainsi qu’une convention d’honoraires, que vous recevrez par email pour une signature électronique simplifiée. Cette transparence dans nos échanges vous permet de comprendre clairement les coûts associés à votre dossier.

Pour rendre vos démarches plus accessibles, je propose des options de paiement flexibles, avec la possibilité de régler en plusieurs mensualités.

De plus, j’interviens également dans le cadre de l’aide juridictionnelle totale, garantissant que chacun puisse bénéficier d’une défense juridique adaptée à sa situation, sans compromettre ses ressources financières.

Quelles sont les démarches de Recours avec Maître CHAVKHALOV ?

En plus d’un recours en annulation, il peut être nécessaire de déposer une requête en référé compte tenu de l’urgence qui peut résulter de votre licenciement pour refus de carte professionnelle.

Le recours administratif préalable obligatoire (RAPO) auprès de la CNAC a été supprimé et n’est donc plus nécessaire. En revanche, je peux envoyer pour vous un recours gracieux au directeur du CNAPS, ce qui peut être utile dans certains cas.

Agir rapidement face à un refus CNAPS

Obtenir votre carte professionnelle CNAPS est indispensable pour exercer dans le secteur de la sécurité privée. En cas de refus, il est crucial d’agir rapidement pour maximiser vos chances de succès.

Contactez-moi pour bénéficier d’un accompagnement professionnel dans vos démarches de recours, incluant des solutions de paiement flexibles et l’accès à l’aide juridictionnelle totale.

Je demande un devis gratuit

Activités de sécurité privée relevant du contrôle du CNAPS

Le CNAPS encadre l’ensemble des activités de sécurité privée définies par le Code de la sécurité intérieure. Sont notamment concernées les activités de surveillance humaine et de gardiennage (agent de sécurité), de protection physique des personnes, également appelée protection rapprochée ou garde du corps, de surveillance par vidéoprotection ou télésurveillance, de transport de fonds (convoyeur de fonds), de sécurité cynophile (agent cynophile ou maître-chien), ainsi que les activités de recherches privées, plus communément exercées sous le titre de détective privé.

Les dirigeants de sociétés de sécurité privée et d’organismes de formation entrent également dans le champ de contrôle du CNAPS.

Où intervient Maître CHAVKHALOV ?

Où que vous soyez en France, je vous accompagne dans vos recours contre les décisions du CNAPS. Grâce à une communication fluide et des outils adaptés, nous collaborons à distance tout en maintenant un suivi personnalisé et réactif.

Mon objectif est de vous offrir une défense efficace et sur-mesure, vous permettant de contester ces décisions en toute sérénité, quel que soit votre lieu de résidence.

Obtenir un devis gratuit

Questions fréquentes

Le recours administratif préalable obligatoire a été supprimé et n’est donc plus nécessaire pour saisir le Tribunal administratif compétent. Vous pouvez cependant adresser un recours gracieux auprès du Directeur du CNAPS pour lui demander de reconsidérer sa décision. Ce recours interrompt le délai de recours contentieux devant le Tribunal.

Le Directeur du CNAPS dispose de deux mois pour répondre, à défaut de quoi le recours est considéré comme étant implicitement rejeté. Vous disposerez dès lors à nouveau d’un délai de deux mois pour saisir le Tribunal administratif compétent. Il est fondamental de garder une preuve de réception du recours par le CNAPS, la lettre recommandée avec avis de réception étant le meilleur moyen.

En pratique la durée du traitement de votre demande d’agrément, de carte professionnelle ou d’autorisation préalable dépend de la quantité de demandes à traiter et des besoins d’enquête administrative vous concernant.

Légalement, le CNAPS dispose d’un délai de deux mois pour répondre à la demande. L’absence de réponse dans ce délai vous donne le droit de saisir directement le Tribunal administratif compétent, puisqu’il s’agit d’un refus implicite.

Il est cependant conseillé d’adresser une demande de communication des motifs du refus implicite engendré par l’absence de réponse. Cette demande aura pour effet de prolonger le délai de recours devant le Tribunal qui est de deux mois suivant la fin du délai imparti au CNAPS pour répondre et lui permettra d’apporter une réponse, le cas échéant positive, à votre demande de carte professionnelle.

Lorsque vous introduisez une demande d’autorisation préalable, de carte professionnelle ou d’agrément dirigeant, le CNAPS vous délivre un accusé d’enregistrement accompagné d’un numéro de dossier.

Ce numéro vous permet de suivre l’avancement de votre demande sur le téléservice du CNAPS, appelé « DRACAR », accessible à l’adresse suivante : https://teleservices-cnaps.interieur.gouv.fr/teleservices

En principe, tant qu’aucune décision n’est prise, le statut affiché sera « Dossier complet, instruction en cours ».

Si le statut change en « Demande rejetée, une notification motivée vous est adressée par courrier » et que vous ne recevez pas la décision sous deux semaines, il est recommandé de contacter par mail la délégation CNAPS responsable de votre dossier afin de demander la communication de cette décision.

Le CNAPS dispose d’un délai de deux mois pour statuer sur votre demande à compter de la date d’enregistrement. Passé ce délai, vous pouvez saisir le Tribunal administratif, que vous ayez reçu une décision ou non.

Attention si le statut affiché est « Veuillez prendre contact avec le CNAPS » ou « Merci de contacter le CNAPS », cela signifie que votre demande a très probablement été clôturée.

Le recours administratif préalable obligatoire ayant été supprimé, il suffit de saisir le Tribunal administratif de votre lieu de résidence dans un délai de 2 mois suivant la réception de la décision de refus de carte professionnelle.

Le recours doit être écrit et motivé et contenir une demande d’annulation de la décision. Il est également important de demander une injonction au Tribunal, soit pour obliger le CNAPS à délivrer l’agrément ou la carte professionnelle, soit pour l’obliger à réexaminer votre demande dans un certain délai fixé par les juges.

Toutefois, il est important de noter que la procédure devant le Tribunal administratif est longue (entre 24 et 36 mois selon le tribunal en cause). Il est donc important de déposer devant le juge des référés du même Tribunal une requête en référé suspension, qui va accompagner la requête en annulation.

La requête en référé suspension doit être également écrite et motivée et présenter une démonstration de l’urgence qui justifie la saisine du juge des référés (en pratique l’urgence sera admise si vous êtes en exercice, sauf si votre licenciement est déjà intervenu).

La requête doit contenir une demande de suspension de l’exécution de la décision de refus du CNAPS, jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête en annulation, ainsi qu’une demande d’injonction de délivrer une autorisation provisoire d’exercice de la profession d’agent privé de sécurité.

Il est important de noter que la requête en référé suspension sera déclarée irrecevable si aucune requête au fond n’a été déposée.

Le casier judiciaire ne comporte que les condamnations. Une garde à vue n’étant qu’une mesure d’enquête et non une sanction, celle-ci ne sera pas inscrite dans votre casier judiciaire.

En revanche, si la garde à vue débouche sur des poursuites ayant abouti à une condamnation, cette dernière sera ajoutée à votre casier judiciaire.

Toutefois, le CNAPS consulte également le TAJ (fichier du traitement des antécédents judiciaires), dans lequel une mention sera portée vous concernant en cas de garde à vue, ou d’audition libre. Or, il ne faut pas confondre le TAJ avec le casier judiciaire.

La carte professionnelle peut être retirée si le CNAPS estime que les conditions d’honorabilité ne sont plus remplies (nouvelle procédure pénale, condamnation, inscription TAJ).

Dans ce cas, la décision peut être contestée devant le Tribunal administratif, accompagnée d’un référé-suspension si votre emploi est menacé. L’urgence est généralement caractérisée lorsque le retrait entraîne un licenciement.

Un refus ou un retrait de carte professionnelle est immédiatement exécutoire. Pour pouvoir continuer à exercer, il est nécessaire de saisir le juge des référés afin de demander la suspension de la décision.

Si le juge suspend la décision, il peut ordonner la délivrance d’une autorisation provisoire d’exercice dans l’attente du jugement au fond.

Une procédure au fond devant le Tribunal administratif dure généralement entre 24 et 36 mois selon la juridiction. En revanche, un référé-suspension est jugé en quelques semaines. Il permet d’obtenir rapidement une décision provisoire dans l’attente du jugement définitif.

En cas d’annulation de la décision, le Tribunal administratif peut soit enjoindre au CNAPS de réexaminer votre demande, soit ordonner directement la délivrance de la carte professionnelle si aucune autre appréciation n’est possible.

La demande d’injonction doit être expressément formulée dans la requête.

Les conditions d’honorabilité sont similaires, voire identiques pour un agrément dirigeant. Une mention au TAJ ou une condamnation au B2 peut justifier un refus d’agrément dirigeant, même si vous n’exercez pas personnellement comme agent de sécurité.

Si le TAJ est effacé ou si une mention empêchant la consultation par le CNAPS est apposée, l’administration ne pourra plus s’appuyer sur ces éléments dans son enquête administrative.

Générateur gratuit de recours gracieux