Vous essayez depuis plusieurs semaines d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour, renouveler une autorisation provisoire de séjour ou régulariser votre situation, mais aucune date n’est disponible ? Il ne suffit pas de dire au tribunal que le site de la préfecture ne fonctionne pas : il faut pouvoir démontrer concrètement vos tentatives et l’urgence de votre situation. Une décision récente du Conseil d’État apporte toutefois une précision importante : lorsqu’un premier référé a échoué, une nouvelle saisine du juge n’est pas automatiquement abusive si la situation évolue ou si de nouvelles preuves sont produites. Le Cabinet Chavkhalov & Milcent Avocats intervient auprès des préfectures et devant les tribunaux administratifs pour obtenir, lorsque les conditions sont réunies, un rendez-vous et permettre le dépôt effectif de votre demande de titre de séjour.
Réserver votre consultationQue vient de décider le Conseil d’État en 2026 ?
La décision à retenir est Conseil d’État, 2 juillet 2026, n° 508169.
L’affaire concernait un couple de ressortissants algériens qui avait obtenu des autorisations provisoires de séjour valables jusqu’au 1er juillet 2025.
Les intéressés avaient saisi à plusieurs reprises le juge des référés du tribunal administratif de Melun afin qu’il soit ordonné au préfet du Val-de-Marne de leur fixer un rendez-vous pour déposer leur demande de titre de séjour ou, à défaut, renouveler leurs autorisations provisoires de séjour.
Après deux premières procédures, ils avaient présenté une troisième requête, accompagnée de nouvelles pièces.
Le juge des référés avait non seulement rejeté cette nouvelle demande, mais avait également considéré le recours comme abusif et infligé aux requérants une amende de 1 200 euros.
Le Conseil d’État a annulé cette amende. Il relève que la troisième requête était accompagnée de pièces nouvelles et considère que, dans ces circonstances, elle avait été à tort qualifiée d’abusive. Conseil d’État, 2 juillet 2026, n° 508169.
La portée de cette décision doit cependant être bien comprise.
Le Conseil d’État ne dit pas qu’il est possible de saisir indéfiniment le tribunal en présentant exactement la même demande.
Il confirme en revanche qu’une nouvelle procédure ne devient pas automatiquement abusive simplement parce que des référés précédents ont déjà été rejetés, notamment lorsque de nouveaux éléments sont produits.
Un premier référé rejeté ne signifie donc pas que tout est terminé
C’est l’enseignement pratique principal de cette décision.
Une première requête peut être rejetée parce que les preuves sont insuffisantes, parce que l’urgence n’est pas encore suffisamment caractérisée ou parce que la situation administrative n’est pas suffisamment claire au moment où le juge statue.
Quelques semaines plus tard, la situation peut être très différente.
Le titre de séjour peut désormais être expiré. L’employeur peut annoncer la suspension du contrat de travail. Une autorisation provisoire de séjour peut arriver à son terme. La préfecture peut continuer à ne proposer aucun rendez-vous malgré de nouvelles tentatives. Le demandeur peut aussi disposer de nouvelles captures d’écran ou de nouveaux échanges démontrant ses démarches.
Dans cette hypothèse, une nouvelle saisine peut avoir un objet identique tout en reposant sur une situation de fait différente.
La décision Conseil d’État, 2 juillet 2026, n° 508169 montre précisément que cette évolution doit être prise en considération.
Combien de tentatives faut-il effectuer avant de saisir le tribunal ?
Il n’existe pas dans les textes un nombre magique de captures d’écran permettant automatiquement de gagner un référé.
Le Conseil d’État a néanmoins donné une indication très utile dans une décision de principe : Conseil d’État, 10 juin 2020, n° 435594.
Lorsque la prise de rendez-vous ne peut être effectuée que sur le site internet de la préfecture, l’étranger qui établit qu’il n’a pas réussi à obtenir de rendez-vous malgré plusieurs tentatives n’ayant pas été effectuées la même semaine peut demander au juge des référés d’ordonner à la préfecture de lui communiquer une date de rendez-vous.
Cette précision est essentielle.
Faire vingt captures d’écran le même jour est généralement beaucoup moins utile que de pouvoir démontrer que l’impossibilité dure réellement dans le temps.
Il est donc préférable de conserver des preuves réparties sur plusieurs semaines.
La jurisprudence ne fixe toutefois pas un nombre minimal précis de semaines ou de tentatives. Le juge examine la situation concrète de chaque demandeur.
Pourquoi faut-il conserver des preuves de chaque tentative ?
Devant le tribunal administratif, il ne suffit pas d’écrire : « Cela fait trois mois que j’essaie d’obtenir un rendez-vous ».
Le juge doit pouvoir vérifier cette affirmation.
Il est donc important de conserver les captures d’écran montrant l’absence de créneau, les messages d’erreur, les courriels envoyés à la préfecture, les réponses éventuellement reçues, les formulaires de contact adressés au service des étrangers et toute autre démarche permettant de retracer chronologiquement les tentatives.
Les captures doivent, autant que possible, permettre d’identifier la préfecture concernée, la démarche recherchée et la période pendant laquelle aucun rendez-vous n’était accessible.
Cette préparation est particulièrement importante depuis que certaines démarches sont entièrement dématérialisées.
Un dossier de référé préfecture doit permettre au juge de comprendre immédiatement ce qui a été tenté, depuis combien de temps et pourquoi l’intervention judiciaire devient nécessaire.
La préfecture a-t-elle l’obligation de vous donner un rendez-vous ?
Lorsqu’une procédure impose effectivement un rendez-vous pour permettre le dépôt d’une demande de titre de séjour, l’administration ne peut pas organiser son service de telle manière que l’étranger soit durablement empêché d’exercer son droit de déposer sa demande.
Dans sa décision Conseil d’État, 10 juin 2020, n° 435594, le Conseil d’État rappelle qu’en raison des conséquences que l’enregistrement d’une demande peut avoir notamment sur le droit au séjour et, dans certains cas, sur le droit au travail, l’administration doit recevoir l’étranger et procéder à l’enregistrement d’un dossier complet dans un délai raisonnable.
Cela ne signifie pas que chaque personne dispose d’un droit à obtenir un rendez-vous le lendemain de sa première tentative.
En revanche, une impossibilité persistante peut devenir juridiquement contestable.
Quel recours permet d’obtenir un rendez-vous rapidement ?
Le recours utilisé dans ce type de situation est généralement le référé mesures utiles, prévu par l’article L. 521-3 du Code de justice administrative.
Ce texte permet au juge des référés, en cas d’urgence, d’ordonner une mesure utile même en l’absence de décision administrative préalable, à condition notamment de ne pas faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative existante.
Concrètement, lorsque les conditions sont réunies, le juge peut enjoindre à la préfecture de communiquer une date de rendez-vous.
Le Conseil d’État précise même que, lorsque la situation du demandeur le justifie, le juge peut fixer le délai maximal dans lequel le rendez-vous doit intervenir. En présence d’une urgence particulière, ce délai peut être bref. Conseil d’État, 10 juin 2020, n° 435594.
L’urgence est-elle automatique lorsque la préfecture ne donne aucun rendez-vous ?
Non.
L’urgence doit être démontrée au regard de la situation concrète du demandeur.
Elle peut être particulièrement forte lorsque l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous entraîne ou risque d’entraîner une rupture du droit au séjour, une impossibilité de travailler, une suspension professionnelle ou une autre conséquence administrative importante.
À l’inverse, une personne qui commence seulement ses démarches très longtemps avant qu’elles ne deviennent nécessaires ne se trouve pas nécessairement dans la même situation d’urgence.
Il faut donc expliquer au juge non seulement que la préfecture ne donne aucun rendez-vous, mais également ce que cette absence de rendez-vous provoque concrètement.
C’est souvent sur ce point qu’un dossier insuffisamment préparé échoue.
Votre titre expire bientôt : faut-il attendre son expiration ?
Non.
Attendre volontairement que le titre de séjour soit expiré pour commencer à constituer les preuves est rarement une bonne stratégie.
Si votre situation nécessite un rendez-vous et que les créneaux sont indisponibles, il est préférable de commencer à conserver les preuves immédiatement.
Plus les tentatives sont anciennes et régulières, plus il sera possible de démontrer que la difficulté n’est pas simplement ponctuelle.
Il faut notamment éviter une situation dans laquelle le titre expire dans trois jours alors que la seule preuve disponible est une capture d’écran réalisée la veille.
Un avocat renouvellement titre de séjour peut également vérifier si la procédure applicable exige réellement un rendez-vous ou si la demande doit désormais être effectuée par une autre voie.
Attention : toutes les demandes ne passent plus par un rendez-vous en préfecture
Une part importante des demandes de titre de séjour relève désormais de l’ANEF.
Dans ces situations, le problème n’est pas nécessairement l’absence de rendez-vous, mais l’impossibilité technique de déposer ou de poursuivre la démarche en ligne.
La stratégie contentieuse n’est alors pas exactement la même.
Le Conseil d’État a rendu sur ce point une décision majeure le 5 mai 2026, n° 502860, publiée au recueil Lebon.
Il rappelle qu’une administration qui impose le recours à un téléservice doit garantir un accès normal au service public et permettre aux intéressés d’exercer effectivement leurs droits. Lorsque l’usager se trouve, malgré l’accompagnement prévu, dans l’impossibilité d’utiliser l’ANEF pour des raisons tenant à la conception ou au fonctionnement du téléservice, une solution de substitution doit être accessible.
Il est donc essentiel de commencer par identifier la procédure réellement applicable à votre demande.
Saisir le tribunal pour obtenir un rendez-vous alors que le titre demandé relève obligatoirement d’une procédure ANEF peut conduire à utiliser le mauvais recours.
Que faire lorsque l’ANEF vous empêche complètement de déposer votre demande ?
Le Conseil d’État a rappelé en 2026 que l’administration doit prévoir un accompagnement pour les personnes rencontrant des difficultés avec la téléprocédure et une solution de substitution lorsque, malgré les diligences effectuées, l’usager reste dans l’impossibilité d’utiliser le téléservice en raison de son fonctionnement. Conseil d’État, Assemblée, 5 mai 2026, n° 502860.
Dans ce type de dossier, il faut conserver exactement les mêmes réflexes de preuve : captures d’écran, messages d’erreur, échanges avec le centre de contact, sollicitations du point d’accueil numérique et réponses de la préfecture.
Il faut pouvoir démontrer que le demandeur n’est pas simplement resté inactif devant un écran bloqué.
Les démarches déjà effectuées permettront ensuite à un avocat ANEF de déterminer s’il faut solliciter une solution de substitution ou saisir le juge administratif.
Peut-on saisir une deuxième fois le juge après un premier rejet ?
Oui, cela peut être possible, mais il faut éviter de reproduire exactement le même dossier sans aucun élément nouveau.
La décision du Conseil d’État, 2 juillet 2026, n° 508169 est particulièrement intéressante sur ce point.
Dans cette affaire, le juge avait considéré comme abusive une troisième requête tendant aux mêmes fins que deux requêtes précédentes.
Le Conseil d’État relève toutefois que de nouvelles pièces avaient été produites et juge que la demande avait été inexactement qualifiée d’abusive.
La bonne question n’est donc pas seulement : « Ai-je déjà saisi le tribunal ? »
Il faut plutôt se demander : « Qu’est-ce qui a changé depuis la précédente ordonnance ? »
Une nouvelle période sans rendez-vous, l’expiration du titre, la perte d’une autorisation provisoire de séjour, de nouvelles démarches auprès de la préfecture ou des conséquences professionnelles nouvelles peuvent modifier l’appréciation du dossier.
Peut-on saisir le juge toutes les semaines jusqu’à obtenir un rendez-vous ?
La décision du 2 juillet 2026 ne doit pas être comprise de cette manière.
Le juge administratif dispose d’un pouvoir permettant de sanctionner les requêtes qu’il estime abusives. L’article R. 741-12 du Code de justice administrative permet d’infliger une amende à l’auteur d’une requête abusive, dans la limite prévue par ce texte.
Dans l’affaire jugée en 2026, le Conseil d’État n’a pas supprimé ce mécanisme. Il a seulement considéré que les circonstances particulières de la troisième requête ne permettaient pas de la qualifier d’abusive, notamment parce que des pièces nouvelles avaient été produites.
Multiplier des requêtes identiques à quelques jours d’intervalle, sans événement nouveau et sans nouvelle preuve, reste donc une mauvaise stratégie.
Une deuxième saisine doit répondre à une évolution réelle du dossier.
Un nouveau justificatif peut-il réellement changer l’issue du référé ?
Oui.
Le contentieux des rendez-vous en préfecture repose en grande partie sur les preuves.
Supposons qu’une première requête ait été rejetée parce que le demandeur n’avait produit que deux captures d’écran réalisées durant la même semaine.
Après cette ordonnance, il poursuit ses tentatives pendant plusieurs semaines, adresse plusieurs demandes écrites à la préfecture et arrive désormais à quelques jours de l’expiration de son document de séjour.
Le deuxième dossier n’est plus identique au premier.
Les preuves de l’impossibilité sont plus nombreuses et l’urgence peut également s’être renforcée.
Cela ne garantit jamais le succès du référé, mais cela change objectivement les éléments soumis au juge.
Que faire si la préfecture propose finalement un rendez-vous très tardif ?
La situation doit être distinguée de celle dans laquelle aucun rendez-vous n’est proposé.
Un rendez-vous existe, mais sa date peut être tellement éloignée qu’elle expose le demandeur à des conséquences importantes.
Il faut alors vérifier la date proposée, la date d’expiration du document de séjour, la nature de la demande ainsi que les conséquences concrètes de l’attente.
Le Conseil d’État reconnaît depuis 2020 que l’administration doit permettre l’enregistrement d’une demande dans un délai raisonnable et que le juge peut, lorsque les conditions sont réunies, imposer un délai maximal pour le rendez-vous.
La simple existence d’un rendez-vous futur ne suffit donc pas nécessairement à régler toutes les difficultés.
Peut-on perdre son emploi faute de rendez-vous en préfecture ?
La question est particulièrement sensible pour les étrangers qui travaillent.
L’impossibilité d’obtenir le document permettant de justifier la régularité du séjour ou le maintien du droit au travail peut provoquer des difficultés importantes avec l’employeur.
C’est précisément l’une des raisons pour lesquelles le Conseil d’État tient compte des conséquences de l’enregistrement d’une demande sur le droit au séjour et, dans certains cas, sur la possibilité de travailler.
Si l’employeur vous annonce qu’il suspendra votre contrat ou qu’il ne peut plus vous maintenir à votre poste faute de justificatif, conservez cette correspondance.
Elle peut constituer un élément important pour démontrer l’urgence devant le juge.
Faut-il écrire à la préfecture avant de saisir le tribunal ?
Même lorsque l’article L. 521-3 du Code de justice administrative permet de saisir le juge sans décision administrative préalable, il est généralement utile de pouvoir démontrer que des démarches concrètes ont été entreprises.
Les relances adressées à la préfecture permettent de montrer que le demandeur a tenté de résoudre la difficulté avant de saisir le tribunal.
Elles permettent également d’établir depuis combien de temps la situation perdure.
Il faut toutefois veiller à utiliser les canaux correspondant réellement à la préfecture concernée : formulaire de contact, adresse électronique officielle, téléservice, point d’accueil ou autre dispositif prévu localement.
Envoyer de nombreux messages à des adresses inadaptées ne remplacera pas les démarches normalement requises.
Quels documents préparer pour un référé contre la préfecture ?
Un dossier efficace doit permettre de reconstituer toute la chronologie sans ambiguïté.
Il faut notamment réunir le passeport, le titre de séjour ou l’autorisation provisoire de séjour actuelle ou expirée, les justificatifs de la demande que vous souhaitez déposer, les captures d’écran des tentatives de rendez-vous réparties dans le temps, les courriels et formulaires adressés à la préfecture, les réponses reçues et les documents établissant l’urgence.
Lorsque l’urgence est professionnelle, les échanges avec l’employeur peuvent être déterminants. Lorsque la situation concerne des études, une convocation universitaire ou une difficulté d’inscription peut également présenter un intérêt.
Si un premier référé a déjà été rejeté, il faut impérativement transmettre l’ordonnance au nouvel avocat ainsi que les pièces qui avaient été produites lors de cette première procédure.
Cela permet de déterminer ce qui manquait et surtout ce qui a changé depuis.
Une première ordonnance de rejet doit toujours être analysée avant une nouvelle saisine
Il est déconseillé de déposer immédiatement une deuxième requête en modifiant simplement quelques phrases.
Il faut comprendre pourquoi la première a été rejetée.
Le juge a-t-il considéré que les tentatives étaient insuffisantes ? Que l’urgence n’était pas établie ? Qu’un rendez-vous avait finalement été proposé ? Que la procédure utilisée n’était pas adaptée ? Qu’une décision administrative existante faisait obstacle au référé mesures utiles ?
La réponse détermine la suite.
La jurisprudence de 2026 permet de considérer qu’une nouvelle saisine accompagnée de nouveaux éléments n’est pas, par principe, abusive. Elle ne dispense toutefois pas de corriger les faiblesses du premier dossier.
C’est précisément l’intérêt d’une analyse par un avocat préfecture avant de saisir à nouveau le tribunal.
Que s’est-il finalement passé dans l’affaire jugée le 2 juillet 2026 ?
Il est important de ne pas donner à cette décision une portée qu’elle n’a pas.
Le Conseil d’État n’a pas finalement ordonné au préfet de fixer un rendez-vous aux requérants.
Des autorisations provisoires de séjour leur avaient été délivrées le 21 août 2025, avant l’introduction de leur pourvoi en cassation. Le Conseil d’État a donc considéré que leur demande d’injonction avait perdu son objet avant l’introduction du pourvoi.
En revanche, il a bien annulé la partie de l’ordonnance qui leur infligeait une amende de 1 200 euros pour recours abusif. Conseil d’État, 2 juillet 2026, n° 508169.
C’est cette distinction qui rend la décision intéressante : elle ne garantit pas le succès d’un nouveau référé, mais elle rappelle qu’une nouvelle saisine ne peut pas être considérée comme abusive simplement parce qu’elle succède à d’autres procédures lorsque le dossier comporte de nouveaux éléments.
Ce qu’il faut retenir si vous n’arrivez pas à obtenir un rendez-vous
La première erreur consiste à attendre passivement plusieurs mois sans conserver aucune preuve.
La seconde consiste à saisir trop rapidement le tribunal avec seulement quelques captures d’écran réalisées sur une période très courte.
La troisième consiste à répéter exactement le même référé après un rejet sans analyser les motifs de l’ordonnance précédente.
La jurisprudence permet une approche plus efficace : documenter les tentatives dans le temps, démontrer les conséquences concrètes de l’absence de rendez-vous et adapter la procédure à l’évolution de la situation.
Conseil d’État, 10 juin 2020, n° 435594 fixe le cadre du référé permettant d’obtenir un rendez-vous lorsque plusieurs tentatives espacées dans le temps ont échoué. Conseil d’État, 2 juillet 2026, n° 508169 précise qu’une nouvelle requête accompagnée de pièces nouvelles ne peut pas être automatiquement regardée comme abusive.
Le Cabinet Chavkhalov & Milcent Avocats intervient en cas de rendez-vous impossible en préfecture
Une impossibilité persistante d’obtenir un rendez-vous peut avoir des conséquences très concrètes : expiration du titre, impossibilité de justifier de la régularité du séjour, difficulté avec l’employeur ou impossibilité de déposer une demande pourtant complète.
Le Cabinet Chavkhalov & Milcent Avocats intervient en droit des étrangers pour vérifier la procédure applicable, analyser les démarches déjà effectuées et déterminer si les conditions d’un référé préfecture sont réunies.
Le cabinet peut également intervenir lorsqu’un premier référé a déjà été rejeté afin de déterminer si des éléments nouveaux permettent une nouvelle saisine, notamment au regard de la décision Conseil d’État, 2 juillet 2026, n° 508169.
Lorsque le problème provient non pas de l’absence de rendez-vous mais d’un dossier ANEF bloqué, l’analyse est différente et doit tenir compte des obligations rappelées par le Conseil d’État dans sa décision d’Assemblée du 5 mai 2026.
L’intervention d’un avocat droit des étrangers, d’un avocat titre de séjour ou d’un avocat ANEF peut ainsi permettre d’éviter de perdre plusieurs mois en utilisant une procédure inadaptée.


